mardi 16 mai 2017

Divers et très variés

A Blandy-les-Tours, les Concerts de Poche proposaient, dans une salle du Château, un concert chant/piano au cours duquel Michel Dalberto (piano) et Hélène Hébrard (mezzo-soprano) nous ont régalés.

Je rappelle que l'Association Les Concerts de Poche apporte, à un public de villages et de quartiers, le plaisir d'entendre les artistes les plus renommés, dans des lieux de proximité, le tout dans une ambiance dépouillée de tout cérémonial.


Les deux artistes de cet après-midi-là nous ont offert un très beau concert. Michel Dalberto a très brillamment interprété la Sonate dite "Clair de Lune" de Beethoven et fantastiquement, après la pause, le "Gaspard de la Nuit" de Maurice Ravel.







Il a également harmonieusement accompagné, avec élégance, le beau timbre de la Mezzo Hélène Hébrard. La chanteuse a interprété avec une belle maîtrise, les mélodies aux styles bien différents de Franz Schubert, Maurice Ravel, Gabriel Fauré et Francis Poulenc. Avec une parfaite prononciation de l'allemand et du français, c'est avec une belle émotion que sa voix veloutée au timbre plein de chaleur nous a enchantés.




En avril, sans se découvrir d'un fil, nos oreilles se sont laissé accrocher par les frottements, bruissements, crissements, frôlements, grésillements, murmures et ronronnements libérés par les cordes du Quatuor Tana dans des œuvres de Gervanosi, Bedrossian  et le quatuor à cordes n° 4 en ut majeur de Bartok, ainsi que des extraits de S'abandonner de Benjamin Dupé, extraits du spectacle "Il se trouve que les oreilles n'ont pas de paupières" avec Pierre Baux en diseur.

Tout cela nous a joliment étonnés, merci Stéphane Goldet ! Retrouvez nos sensations en réécoutant l'émission sur France Musique

Toujours emmitouflés, c'est dans la chapelle du Lycée Henri IV qu'un Moment Musical nous était offert par le Chœur formé  par les professeurs et les parents d'élèves, augmenté du Groupe Vocal ProHomine.

Après une première partie d'échauffement par de courtes pièces de Fauré, Saint-Saëns, Duruflé et Séverac, le chœur a donné une très limpide et radieuse interprétation du Requiem de Fauré.
Félicitations à cette formation qui n'existe que depuis peu, à sa cheffe Marie-Christine Pannetier et à l'accompagnement piano et orgue de Jorris Sauquet.

A l'auditorium, pour clore le week-end où la Maison de la Radio lui laissait Carte Blanche, Jean-Yves Thibaudet, entouré de ses amis musiciens de l'Orchestre National de France, jouait Debussy, Fauré et Poulenc. Un mois d'avril où la musique française a rayonné pour notre plus grand plaisir.
Après la présentation par Stéphane Goldet, nous avons eu le privilège d'entendre trois excellentes interprétations :

  • une magnifique interprétation de la Sonate n° 1 pour violoncelle et piano de Claude Debussy, par Raphaël Perraud et J.Y. Thibaudet
  • un superbe quatuor n° 1 en ut mineur pour piano et cordes de G. Fauré, avec Lyodoh Kaneko violon, Nicolas Bône alto, Raphaël Perraud violoncelle qui entouraient J.Y. Thibaudet
  • un beau sextuor de Francis Poulenc avec J.Y. Thibaudet piano, Philippe Pierlot flûte, Mathilde Lebert hautbois, Patrick Messina clarinette, Vincent Léonard cor et Philippe Hanon basson.

Pour entamer ce frileux mois de mai, toujours emmitouflée dans ma doudoune, j'ai pris le chemin de l'Opéra Bastille pour une rafraîchissante représentation de La Fille de Neige de N. Rimski-Korsakov.
Première audition pour ma part de cette oeuvre, opéra fantastique sur une pièce de N. Ostrovski, qui nous conte les aventures de la fille née des amours de Dame Printemps et du Père Hiver, que ses parents confient à l'Esprit des bois qui doit la protéger des ardeurs du soleil. Je vous invite à en savoir un peu plus sur cette oeuvre si cela vous intéresse.

La mise en scène de Dmitri Tcherniakov est ce qui convient à un conte : lumineuse et verdoyante, transposée avec poésie dans une communauté genre baba-cool qui a planté ses cabanes et roulottes dans une clairière.

A l'acte IV, les arbres de la forêt, sous les volontés conjuguées de l'Esprit qui l'habite et de Dame Printemps, se déplacent en tournoyant pour protéger Fleur de Neige. Un bel effet scénique empli de magie.

Musicalement, j'ai trouvé quelques longueurs et un manque d'unité dans cet opéra un peu décousu. En revanche, quelques airs - ceux de Fleur de Neige dans le prologue et au III, ceux du Berger Lel aux I et au III, ceux de Koupava, du Tzar, de Dame Printemps au prologue et un beau duo Mizguir/Fleur de Neige au IV.





L'orchestre et le chœur de l'ONP font honneur à leur réputation sous la baguette de M. Tatamikov, familier de ce répertoire.






La distribution russe est bonne, avec un accessit aux chanteuses et au contre-ténor Yuriy Mynenko.




Aida Garifullina projette son joli timbre de soprano et se joue des difficultés. Sa silhouette juvénile convient parfaitement au personnage évanescent en mal d'amour de Snegourotchka.










Martina Serafin assure dans le rôle de Koupava. Le volume et l'ampleur compensent des aigus un
peu percutants.








La mezzo Elena Manistina chante avec de belles couleurs et un style parfait son air d'entrée assez long et singulier.



Généralement distribués dans l'opéra baroque, je n'ai pas souvent l'occasion d'entendre de contre-ténors. Yuriy Mynenko m'a complètement charmée dans les trois airs qu'il  a chantés dans le rôle duBerger Lel. Toutes les qualités sont réunies dans sa voix : le volume, la couleur, l'ampleur et la virtuosité, alliés à une parfaite ligne de chant et un style irréprochable. Sans conteste le meilleur élément de cette distribution.

J'ai toujours eu peu d'attirance pour la couleur de voix, particulière, des ténors d'Europe de l'est. Je trouve leur timbre terne et leur vocalité très plate. La voix de Maxim Pater, dans le rôle du Tsar, n'échappe pas à ces particularités. Le style est, cependant, excellent.

Le timbre un peu engorgé du baryton Thomas Johannes Mayer en Mizguir n'a que modestement servi le rôle.

En résumé, une bonne soirée découverte pour la vieille routière du lyrique que je suis et à qui ça n'arrive plus si souvent...

Pour consoler les abonnés de la défection de Jonas Kaufmann dans Les Contes d'Hoffmann en début de saison, Stéphane Lissner leur a offert une place pour un spectacle au choix dans la même catégorie de places que leur abonnement. J'ai donc choisi de voir Wozzeck d'Alban Berg.

Opéra difficile et sombre repris dans la mise en scène de Christoph Marthaler sous l'ère Mortier. Les trois actes, découpés en cinq scènes par le compositeur, vont se succéder dans un décor unique de tente-buvette d'une fête qui occupe pratiquement tout le plateau avec, en arrière plan, derrière des parois en plastique transparent, des enfants qui jouent sur les différentes aires de jeux de la kermesse.
Une large palette d'éclairages divers délimitera les nombreux cadres et ambiances où se déroulent les quinze scènes de l'oeuvre. Si l'ensemble n'est pas, à proprement parler inesthétique, il faut convenir que ça n'aide pas à la compréhension du livret ni à l'entendement de la musique de Berg. Si, en plus comme moi on ne comprend pas l'allemand, on perd, au fil du déroulement
  • soit le texte, très important, qu'il faut lire au détriment de l'écoute d'une musique, je l'ai dit, d'un accès difficile
  • soit le contexte de l'action plutôt énigmatique au profit de l'imprégnation d'un genre musical un peu déconcertant.
C'était ma seconde représentation de l'opéra de Berg. Je ne désespère pas, au bout de la dixième de parvenir à me concentrer pour suivre l'ensemble...
Wozzeck - Marie - Herr Doktor



Rompu maintenant, grâce au travail de son chef permanent Philippe Jordan, à ces exercices périlleux, l'orchestre de l'ONP a brillamment défendu la musique d'Alban Berg sous la direction de Michael Schonwandt.



Quant à la distribution, ce serait chipoter que d'énoncer les quelques imperfections vocales ou stylistiques. Aux côtés du Wozzeck éblouissant et particulièrement émouvant de Johannes Martin Kränzle et de la vaillante Marie si présente dans sa perdition, le Doktor de Kurt Rydl, le Tambourmajor de Stefan Margita, l'Hauptmann de Stephan Rügamer et l'Andrès de Nicky Spence et jusqu'à la Margret de Eve-Maud Hubeaux, tous ont participé à la superbe réussite de cette représentation. Bravo !

Samedi soir dernier, le MET retransmettait en direct l'opéra Der Rosenkavalier de Richard Strauss. Nous avons donc pu voir et entendre l'interprétation particulièrement émouvante de Renée Fleming dont c'était la dernière dans ce rôle et, je crois, la dernière tout court au MET.

Avec une somptueuse distribution - Elina Garança en Octavian, Erin Morley en Sophie, Günther Groissböck en Baron Ochs, Marcus Brück en Faninal et Matthew Polenzani en Chanteur italien - cette représentation dirigée par Sebastian Weigle, fera date dans l'histoire du théâtre New Yorkais. Dans la très belle mise en scène de Robert Carsen, chacun a livré une interprétation magistrale dont les témoins en salle se souviendront longtemps.
Günther Groissböck


Erin Morley
Vous pouvez réécouter sur France Musique cette soirée mémorable qui fut diffusée en direct.

dimanche 2 avril 2017

Berlioz, Chostakovitch et Cie




B et B ne sont pas que les initiales de Bed and Breakfast. Ce sont aussi celles de Béatrice et Bénédict, couple chamailleur sorti de la pièce de Shakespeare "Beaucoup de bruit pour rien" d'où Hector Berlioz tire cette plaisante comédie. Créé en 1862 à Baden Baden (tiens, deux B encore !), l'opéra étonna positivement les critiques plutôt rébarbatifs aux sonorités plus éclatantes du compositeurs.



A Garnier ce 24 mars, l'oeuvre est représentée dans une version concert. Les scènes extraites de la pièce par Berlioz ne prêtent pas à un développement scénique convaincant et il est d'ailleurs difficile, malgré les textes intercalaires dits par des comédiens - et ici très bien dits par Didier Sandre - de s'y retrouver et on se perd vite dans cette drôle d'histoire.

L'équipe formée par Stephen Taylor, Nathalie Prats aux costumes et Christian Pinaud aux lumières, a très joliment et judicieusement mis l'ensemble en espace, avec simplicité et élégance.

Notre Directeur Musical préféré, Philippe Jordan, emmenait les forces orchestrales et chorales de l'Opéra National de Paris, toujours aussi performantes, avec le talent qu'on lui connaît et reconnaît. La riche orchestration berliozienne - cuivres et bois aux belles sonorités - a été largement mise en valeur lors de cette soirée.



Pour cette représentation unique, l'Opéra de Paris avait réuni une distribution brillante qui a été à la hauteur de ce qu'elle promettait. Cent pour cent française lors de la programmation, le ténor américain Paul Appleby comblait la défection de Stanislas de Barbeyrac souffrant.
Paul Appleby
Je l'ai, pour ma part, bien regretté, imaginant le jeune Barbeyrac beaucoup plus convaincant que son remplaçant, en particulier dans l'air très vaillant "Ah ! Je vais l'aimer !" Cependant, pour une prestation au pied levé, Paul Appleby a bien mérité des faveurs du public par sa diction, sa voix légère et sa belle présence.
Stéphanie d'Oustrac - Paul Appleby

Pour le reste, chacun était à sa place et, vocalement, en place dans son rôle. François Lis et Florian Sempey, respectivement Don Pedro et Claudio, ont été bien présents vocalement et scéniquement.

A noter l'intervention stupéfiante de Laurent Naouri en Somarone, superbement cocasse et nous servant "Le vin de Syracuse" de manière éclatante.
Laurent Naouri - Sabine Devieilhe - Philippe Jordan
Quant au côté féminin, je ne peux que saluer la belle performance des trois chanteuses. Sabine Devieilhe surmonte superbement le handicap d'un air qui ne laisse à la voix aucun répit, déployant sur toute sa durée toute la palette de ce qui peut être rendu par un soprano. Sans chercher à amplifier un volume qu'elle ne possède pas, elle nous comble par sa musicalité, son joli timbre et un aigu velouté et sûr.




Dans le sublime duo nocturne avec Ursule, le timbre chaud de Aude Extrémo se mêle si harmonieusement à la fluidité de celui de Sabine Devieilhe que l'on est transporté comme par magie.






Et lorsqu'un peu plus tard, Stéphanie d'Oustrac ajoute sa note plus cuivrée dans le trio, on retient de nouveau son souffle sur ces instants suspendus.

Stéphanie d'Oustrac a, par ailleurs, bien servi vocalement ce rôle ingrat, si bizarrement écrit. Scéniquement, elle fut parfaite de présence passionnée.





Sabine Devieilhe - Philippe Jordan - Stéphanie d'Oustrac





Aux Plaisirs du Quatuor - émission à venir le 8 avril à 16 h - nous avons assisté au 106, à deux grands moments musicaux - encore ! Merci Stéphane Goldet !





Grâce aux quatre musiciens du Quatuor Danel, le meilleur du Quatuor n° 8 de Chostakovitch fut un régal ! Magnifique ! Puis Claire Désert les a rejoint pour un Quintette en sol mineur avec piano du même Chostakovitch, superbement interprété. Ne manquez pas l'écoute ou la réécoute sur France Musique






Et le samedi suivant, nous prenions place dans le joli théâtre de Fontainebleau pour le concert de scènes d'opéra que donnent, désormais chaque année, les élèves de la Guildhall School of Music et Drama de Londres.

Le choix, très éclectique, des extraits proposés doit permettre d'apprécier les capacités des jeunes chanteurs dans une large palette de styles musicaux. Le niveau des interprètes est toujours très élevé et j'ai aimé la richesse de leurs qualités : respect des textes et du style, bel engagement, volume et ampleurs des voix.

Si le "cru" de cette année nous a semblé moins affûté que l'an passé, sans doute le doit-on au mauvais choix des extraits proposés. Il a été bon pour Hansel et Gretel (acte I) qui a permis aux quatre interprètes de s'exprimer pleinement, de même que pour le trio féminin de Béatrice et Bénédict.

En revanche, les extraits de L'heure espagnole, La Gioconda, Don Giovanni, The Turn of the screw et Cosi fan tutte, trop courts et/ou aux scènes mal assemblées, ont eu du mal à nous procurer une réelle émotion. Ajoutons à cela la très mauvaise option de terminer le spectacle par la sinistre scène 12 de Guerre et Paix, lugubre et accablant tableau sur une musique difficile - encore plus sans les couleurs d'orchestre. Maladresse de jeunesse non corrigée par les professeurs.

Nous les retrouverons cet été, pendant leur stage bellifontain au cours duquel ils nous présenteront peut-être des morceaux plus choisis.
Théâtre Municipal de Fontainebleau

dimanche 19 mars 2017

Carmen, privée de LIBERTÉ

La Liberté, c'est sa colonne vertébrale !
C'est l'essence même de sa nature, elle la respire par tous les pores de sa peau et c'est elle qui motive chacun de ses actes.

Elle gagne sa vie petitement mais librement comme cigarière, elle choisit de partager le quotidien des contrebandiers et c'est au nom de cette Liberté qu'elle aime - ou pas - les hommes qui croisent son chemin.


Mais le choix de Calixto Paieito, dans cette production de 1999 qui a bourlingué de par le monde, c'est celui de priver Carmen de cette indépendance d'esprit pour l'enfermer dans l'espace glauque et malsain de la prostitution et du banditisme. Hors des bas-fonds, pas de salut pour les femmes libres !

C'est ne pas avoir compris à quel point Carmen - personnage parfaitement fictif - est (ou plutôt devrait être) le porte-étendard du droit des femmes.


Car Mérimée, Meilhac et Halévy mis en musique par Bizet étaient bien plus visionnaires que ce metteur en scène qui ne voit dans la Liberté des femmes à choisir leur amant que créatures de mauvaise vie et maraudeuses sous la coupe de quelques fripouilles qui ne règnent que par la violence graveleuse.

Du coup, le mythe de la Liberté brisé, le personnage a perdu toute sa force, toute la puissance du message qu'il délivre, toute l'illusion qu'il porte au fond de l'âme. Carmen a beau clamer les mots du livret, leur sens est dévoyé et tombe à plat. Le propos ainsi porté entrave l'expression même de son message et lui retire toute crédibilité.

Le même sort est réservé - en plus avilissant encore - à Frasquita et Mercédès, rendant la portée du trio des cartes parfaitement inaudible.

Car, dans ce drame, le seul véritablement enfermé, c'est Don José. D'abord dans le carcan de la morale, puis dans celui de sa jalousie. C'est d'ailleurs ce qui place Carmen dans la lumière.

Mais peut-être M. Calixto Bieito n'a-t-il pas fait l'effort de prendre le parti de Carmen ? Celui des femmes...

Il y avait longtemps - vous l'aviez peut-être remarqué ? - que je passais sous silence mes avis sur les mises en scènes. Inutile de perdre son temps... Mais mon devoir de femme libre - même illusoirement - ne me permettait pas, ici, le silence. Cela aurait ressemblé à une trahison !


L'avantage à l'opéra, c'est qu'il y a la musique et des chanteurs. Et, pour cette représentation du 16 mars, nous avions un très beau plateau.

Malgré la direction trop lente et trop lourde de Giacomo Sagripanti, l'ensemble fut d'une très bonne tenue. Les Chœurs de l'Opéra de Paris ont été à la hauteur de ce répertoire qui est le leur.

Tous les nombreux seconds rôles ont été parfaitement tenus, avec une mention spéciale pour Vannina Santoni en Frasquita et Antoinette Dennefeld en Mercédès.


Tant vocalement que physiquement, l'Escamillo de Roberto Tagliavini nous a enchanté, du grave à l'aigu, dans son Toréador.








Belle surprise avec la Micaela d'Aleksandra Kurzak (Mme Alagna à la ville) qui a assuré avec ses
moyens mais beaucoup de conviction et de belles nuances dans ce rôle difficile qui doit parvenir à exister dans l'ombre du rôle titre.






Roberto Alagna était en pleine forme et c'est toujours un grand bonheur d'entendre ce merveilleux phrasé, cette ampleur, cette projection, ce beau volume au service d'un timbre toujours aussi
lumineux.


Clémentine Margaine possède tous les moyens pour devenir une grande Carmen : timbre, volume, ampleur, de beaux graves et des aigus très sûrs. Il lui reste à parfaire sa musicalité et à maîtriser la technique des sons piano ainsi qu'à peaufiner ses fins de phrases qui se perdent un peu dans le souffle. Je suis certaine qu'elle en a les capacités et que, le travail aidant, elle deviendra une grande mezzo.



Et vivement une mise en scène de Carmen qui lui redonnera "...surtout, la chose enivrante : LA LIBERTÉ, LA LIBERTÉ !"

dimanche 12 mars 2017

Divers plaisirs...

Bravant rafales et giboulées ou délaissant les premiers signes du printemps, c'est au studio 106 de la Maison de la Radio que nous dégustons, au long de ce mois de mars, les merveilleux concerts des Plaisirs du Quatuor.

Que ce soit en direct, le samedi à 16 h ou pour l'enregistrement de l'émission de Stéphane Goldet,  la qualité de ces concerts, prodigués avec un magnifique talent par tous ces jeunes musiciens, est toujours au rendez-vous. Jugez plutôt :

- Quatuor Akilone -
   Emeline Concé, violon - Elise de Bendelac, violon - Louise Desjardins, alto - Lucie Mercat, violoncelle
   Dans Beethoven - n° 8 en mi mineur
            Chostakovitch - n° 2 en la majeur



- Trio Les Esprits - 
   Adam Laloum, piano - Mi-Sa Yang, violon - Victor Julien-Laferrière, violoncelle
   Dans Schumann - trio n° 1 en ré mineur
            Brahms - quatuor n° 2 en la majeur avec Marie Chilemme, alto.




- Quatuor Voce -
   Sarah Dayan, violon - Cecile Roubin, violon - Guillaume Becker, alto - Lydia Shelley, violoncelle
   Dans Bartok - n° 1
            Janacek - n° 2 "Lettres intimes"




Si vous n'aviez le temps que d'écouter une seule de ces émissions, je vous invite à suivre ce lien pour la réécoute de la magnifique interprétation du trio de Robert Schumann et du Quatuor de Brahms par "Les Esprits" et Marie Chilemme. Deux heures de romantisme pur sous leurs archets et leurs doigts, qui vous transportent dans les étoiles !

Mais, aussi, ne manquez pas les deux autres formations - "Akilone" et "Voce" - dont le talent vous ouvrira à des œuvres moins diffusées sur les ondes de France Musique, surtout le matin ou l'après-midi en semaine... mais si riches de sonorités, sans doute moins mélodieuses, mais qui n'en sont pas moins belles pour autant.

A suivre, d'ici la fin du mois, le quatuor "Debussy" et le quatuor "Danel + Claire Désert au piano.
Je ne dirai pas "A vos cassettes !" comme le regretté Jean-Christophe Averty mais "A vos téléphones !" pour podcaster les émissions de Stéphane Goldet !

Et ce samedi, après le quatuor, un grand trio soprano/ténor/baryton dans La Traviata de G. Verdi, retransmission du MET.

C'est toujours un bonheur d'entendre ce chef-d'oeuvre, même si la distribution a présenté quelques failles.



Thomas Hampson, plus jeune que jamais physiquement (!), peine un peu à stabiliser la ligne et à atteindre les aigus. La chirurgie esthétique ne fait pas tout... !







Le jeune ténor, Michael Fabiano, se sort plutôt bien des difficultés vocales dévolues à Alfredo. Il est malheureusement desservi par un timbre un peu "vert" et un costume un peu étriqué de communiant qui a grandi trop vite.

Quant à Sonya Yoncheva, elle chante bien. Le timbre est rond et doux au début et la tessiture ne la gêne pas. Je n'ai, personnellement, jamais été touchée par son interprétation. De plus, au III elle se fatigue et termine, en petite forme, dans un "Addio del passato" où les aigus dérapent et les piani s'éteignent.

J'ai trouvé la direction d'orchestre de Nicola Luisotti lourde et plan-plan, ce qui n'a, certainement, pas aidé les chanteurs.

Je vous donne rendez-vous sous peu pour mes impressions sur Carmen avec les "Roberto" Alagna et Tagliavini, Clémentine Margaine et Aleksandra Kurzac... Et puis, à Garnier, Béatrice et Bénédict de Berlioz en version concert. Et puis, aussi, une soirée au Théâtre de Fontainebleau avec les élèves de la Guildhall School of music and drama, en résidence dans la cité seine-et-marnaise.

Une autre fois, aussi, je vous parlerai de l'excellent concert de Richard Galliano au 104 de la Maison de la Radio. Mais c'est une autre histoire...
Alors, à très vite !


samedi 11 février 2017

TCE 8 février 2017 - Winterreise par Matthias Goerne

Il y a quelques années, je découvrais Matthias Goerne dans le Voyage d'Hiver de Franz Schubert, au Théâtre des Champs-Elysées.

Pendant que mes amis s'extasiaient, j'étais beaucoup plus réservée sur cette interprétation ayant été déroutée par le grain très sombre du timbre, une émission un peu râpeuse et légèrement engorgée. Dans la foulée, un sentiment défavorable devant la mise quelque peu négligée du chanteur.

Jeudi soir, je redoutais un peu ce récital arrivant après celui, tout proche encore, de Christian Gerhaher dans Schumann.

Matthias Goerne

Eh bien j'avais tort ! Matthias Goerne a su faire évoluer magnifiquement son talent. Il déploie un savant dosage absolument fantastique, dès le "Gute Nacht" (Bonne Nuit) qui entame le cycle, de piani émis avec une légèreté inouïe, une utilisation confondante de la noirceur de son timbre, de la sonorité de sa voix.

Les mille et une nuances vocales dont il habille les vingt-quatre mélodies sont incroyablement belles et variées et l'on est emporté dans les pas du Voyageur en portant avec lui sa tristesse.

Car n'allez pas croire que tout est parfait dans la technique vocale de Matthias Goerne, oh non ! Son style est beaucoup "moins propre" que celui de son compatriote Gerhaher. Sa respiration est déplorable et bruyante, certaines attaques imprudentes... Mais ce qui est fantastique, c'est qu'il vit et anime ce Voyage d'Hiver avec tout son corps, avec toute son âme. Et c'est ça l'extraordinaire effet qu'il nous transmet. On est suspendu à son chant, à cette mélancolie, à cette douleur, à ces souvenirs bucoliques... Et c'est avec lui que l'on ira mettre nos pas dans ceux de "Der Leiermann" (Le joueur de vielle à roue) parce que c'est véritablement trop triste de laisser le musicien reprendre sa sébile vide et repartir seul dans le froid !

Ineffables instants de suspension à l'issue des quatre-vingts minutes de ce froid voyage. Quel bonheur que l'art à ce niveau !


Un mot du pianiste, double du chanteur : Leif Ove Andsnes est norvégien. Il trace la route pour le chanteur, le précède, l'accompagne ou le suit (au figuré, bien sûr !) au gré de la partition de Schubert. Un beau tandem.

dimanche 29 janvier 2017

Quatuor Ebène, Lohengrin, Christian Gerhaher

Cette dernière semaine de janvier a été dense en représentations musicales puisque trois magnifiques performances nous étaient proposées. Trois soirées bien différentes mais toutes trois riches en émotion grâce au grand talent des interprètes.

Le Quatuor Ebène


Quatuor Ebène
au Studio 106 de la Maison de la Radio le 23 janvier 2017
pour l'enregistrement de l'émission de Stéphane Goldet
"Les plaisirs du quatuor"




Pour le public du Studio, archi-plein pour l'occasion, les Ebènes ont offert une interprétation de rêve dans le très beau programme toujours très savamment et très clairement commenté par sa productrice.

Le Quatuor à cordes n° 15 de Mozart, en ouverture. Léger, lumineux et enlevé. Ces quatre musiciens en font une pépite.

Puis, premier plat de résistance, le Quatuor à cordes n° 11, dit Quartetto serioso, de Beethoven. Dans cet opus fougueux et puissant, l'énergie des interprètes fait vibrer chacun de nous. En quatre mouvements ramassés, il n'excède pas une durée totale de vingt minutes. Mais quel talent dans ces vingt minutes là !

Enfin, le Quatuor à cordes de Ravel, en fa majeur, celui qui fit écrire à Ravel par Debussy : "Au nom des dieux de la musique, et au mien, ne touchez à rien de ce que vous avez écrit de votre Quatuor".
L'interprétation du Quatuor Ebène touche, là aussi, à des sommets et j'ai envie de paraphraser Debussy en leur disant : "Au nom des dieux de la musique et en mon nom, ne changez en rien votre interprétation de ce chef d'oeuvre !"

L'émission sera diffusée sur France Musique le 11 février. Ne la ratez pas, c'est un diamant !

Jonas Kaufmann - Lohengrin à Paris

Lohengrin de Richard Wagner
Opéra National de Paris, Bastille le 24 janvier 2017
Orchestre et Chœurs de l'Opéra National de Paris
Philippe Jordan, Claus Guth
Jonas Kaufmann, René Pape, Edith Haller,
Tomasz Konieczny, Evelyne Herlitzius, Egils Silins


Les fidèles lecteurs du blog le savent, j'attendais avec grande impatience cette production qui voyait le retour du ténor allemand Jonas Kaufmann, empêché de chanter pendant quatre mois pour raisons de santé.

Retour pleinement réussi même si le chanteur épargne à ses cordes vocales les trop fortes tensions de graves trop appuyés ou d'aigus trop claironnés. Durant deux actes, ce merveilleux technicien du chant nous transporte sur le son de piani murmurés qui parviennent à nos oreilles de façon miraculeusement audibles, parfaitement maîtrisés et bien timbrés. Un chant d'une folle élégance, impressionnant d'une nouvelle légèreté.

Et puis, au troisième acte, un inoubliable In fernem Land où les piani sont d'autant plus impalpables qu'ils côtoient des forte aux accents douloureux. Le récit du Graal, au legato ineffable et magnifique, nous convainc pleinement sur sa santé vocale retrouvée et sur le talent d'incarnation qui est le sien.

Un véritable grand bonheur !

Au côtés de ce Lohengrin flamboyant même sans armure, une distribution contrastée.
Martina Serafin, malade, était remplacée par Edith Haller. Voix puissante au timbre cuivré. Malheureusement, la soprano se jette sur ses aigus sans parvenir à les chanter convenablement. Une Elsa très (trop ?) discrète.

René Pape est un Roi Heinrich bien présent. On admire son beau timbre et son legato impressionnant.
Egils Silins, autre beau timbre sombre et vaillant est un Hérault tout à fait honnête.

Le couple Ortrud/Telramund est magnifique de noirceur, de lâcheté et de violence.
Thomasz Konieczny, remplaçant Wolfgang Koch malade, se sert intelligemment d'une voix très sonore et très ample pour incarner un Telramund à la fois brutal et pleutre.
Evelyne Herlitzius meuble d'une belle présence muette le premier acte. Le beau volume de sa voix, son timbre parfois rocailleux lui servent pour donner au personnage d'Ortrud, violemment amer, un rôle pivot.

Les Chœurs de l'Opéra de Paris sont, une fois encore, d'une précision et d'une superbe sonorité. Ils incarnent parfaitement toutes les subtilités de leur rôle et réalisent avec brio les déplacement imposés par la mise en scène.

Dans la fosse, Philippe Jordan réalise quant à lui des prouesses avec ce merveilleux Orchestre de l'Opéra qu'il a su amener à un niveau de talent et de virtuosité rares.
Dans le prélude, le son soyeux des cordes est exceptionnel, de même que celui des vents - les bois au II, un délice ! - et aussi le prélude du III, sonore et enlevé. On admire la délicatesse avec laquelle il soutient les chanteurs sans les couvrir, et l'élégante légèreté avec laquelle il emmène la partition dans son entier.

Une de ces soirées dont on garde la mémoire...

Gerold Huber & Christian Gerhaher

Christian Gerhaher, baryton
Gerold Huber, piano

Récital de lieder de Robert Schumann, Philharmonie II
le 27 janvier 2017




Dans la lignée du grand Fischer-Dieskau et avec Matthias Goerne, Christian Gerhaher est LE chanteur du lied par excellence et, plus particulièrement, des lieder de Schumann.

Autant le timbre de Goerne surprend par sa noirceur, autant celui de Gerhaher propose des sonorités presque ténorisantes. Mais pour être claire, sa voix n'en est pas moins colorée.
Les inflexions mélodiques donnent corps à un legato d'une grande stabilité ; la voix, sans être impressionnante est superbement modelée et projetée.
Tout au long de l'impressionnant programme qu'il nous délivre ce soir-là (pas moins de trente mélodies + deux bis), Christian Gerhaher parvient à nous captiver par une interprétation animée, émouvante et brillante de ces lieder de Schumann, certes musicalement forts et un peu âpres à mes oreilles.

Christian Gerhaher sait les habiller de nuances, d'atmosphères contrastées. La complicité avec son pianiste, Gerold Huber, attentif à répondre à toutes les nuances, installe d'emblée un dialogue d'une haute qualité.
Dans un grand souci de simplicité apparente, le travail des deux artistes sur les différentes ambiances, sur les couleurs variées et sur les mots mêmes de ces poèmes, est celui de deux orfèvres. L'un cisèle, l'autre polit et les atmosphères changent d'un cycle à l'autre.

Un grand moment de musique pure...


jeudi 19 janvier 2017

Récital Ludovic Tézier - Garnier 15 janvier 2017

Tellement dans l'impatience du retour de Jonas Kaufmann dans Lohengrin à Bastille (premières critiques très élogieuses...) que j'en oubliais presque le récital de Ludovic Tézier à Garnier qui ouvrait mon année lyrique ce dimanche.

Et pourtant, Ludovic Tézier figure en très bonne place dans mon Panthéon lyrique (il apparaît même dans "Les divas ont besoin d'amour..." mon premier livre que l'on peut se procurer sur, Amazon ou Fnac) tant j'apprécie son timbre sombre, l'ampleur et la sonorité de sa belle voix de baryton, son volume impressionnant et les qualités de legato qu'il déploie, en particulier dans les rôles verdiens.

Seulement là, ces magnifiques qualités de chanteur d'opéra accompli ne sont pas celles qu'il convient de posséder en bon interprète de lieder ou de mélodies françaises...

Car, si dans les lieder de Schubert ou de Schumann, on lui reconnaît une excellente prononciation de l'allemand, elle ne suffit pas à l'expression du style. Le timbre sombre et la densité vocale m'ont paru mieux convenir aux quatre lieder de Schumann, mais les variations d'intensité ne sont pas là, ou bien pas où il faudrait.

Chez Schubert, l'ensemble manque un peu de fluidité, de clarté, de nuances. Et dans l'ensemble de cette première partie, tout est chanté beaucoup trop lentement, ce qui en accentue encore les imperfections.

Quant à la jeune pianiste Thuy Anh Vuong, elle joue Schumann comme Schubert et Schubert comme Schumann...

A l'entracte, ce "premier plat" nous laisse sur notre faim. On se dit que les mélodies françaises à suivre nous rassasieront davantage. C'est sa langue maternelle, il la chante si bien à l'opéra...

Quel dommage ce choix des "Chansons de Don Quichotte" de Jacques Ibert, préférées à "Don Quichotte à Dulcinée" de Maurice Ravel ! Je suis presque sûre que la ligne ravelienne aurait mieux convenu à la vaillance  de notre baryton.

Et là encore, déception. Le phrasé est bon, de même que la prononciation, évidemment.

Mais aussi trop lent encore le tempo de "L'invitation au voyage" et de "La vie antérieure" de Duparc. Tout comme celui de "L'horizon chimérique" de Fauré et, surtout, des "Berceaux" dont on perd, du coup, le balancement.

Alors oui, il parvient au bout de ces longues phrases de manière impressionnante. Mais au détriment du style et de la prosodie.

Et à vouloir canaliser cette voix généreuse, Tézier en lâche sa technique vocale et dérape dangereusement par deux fois, dont une dans "L'ile inconnue" (une des Nuits d'été de Berlioz) et laisse la salle un peu perplexe et sans enthousiasme.

Heureusement, deux des trois bis vont nous restituer tout le talent de notre chanteur d'opéra : "Zueignung" de Richard Strauss et "La romance à l'étoile", extrait de Tannhäuser de Richard Wagner où notre baryton national retrouve toutes ses qualités.

Au piano, Thuy Anh Vuong a joué Duparc comme Ibert, Fauré comme Berlioz et Strauss comme Wagner...

Ludovic Tézier chantera Simon Boccanegra de Verdi le 12 mars prochain au Théâtre des Champs Elysées. Gageons qu'il déploiera là toutes ses nombreuses qualités pour le plus grand bonheur de ceux qui l'entendront.

jeudi 5 janvier 2017

Le dernier bond de Georges Prêtre

J'allais poster mes vœux pour cette année 2017, vous engager à écouter encore davantage de musique, à vous rendre dans les salles de concert, dans les maisons d'opéra... Et la nouvelle est tombée : le chef d'orchestre français Georges Prêtre s'est éteint à l'âge de 92 ans !

Alors, que dire lorsque la musique française perd le doyen de ses chefs ? Rien de plus que tous les articles qui lui sont consacrés dans la presse, sinon évoquer quelques souvenirs de concerts ou de spectacles lyriques qui m'ont laissé l'image du très bondissant Maître, de l'énergie qu'il transmettait à l'orchestre qu'il avait devant lui. Aussi de mes désapprobations sur tel ou tel tempo ou de mes emballements pour telle ou telle envolée passionnée. Impossible, en tout cas, de rester insensible à l'écoute d'une oeuvre dirigée par Prêtre ! La dernière fois que je l'ai vu, il bondissait encore sur l'estrade de la scène du Théâtre des Champs-Elysées où l'on fêtait ses 80 ans !



Revue de presse :

France Musique : https://www.francemusique.fr/musique-classique/le-chef-d-orchestre-francais-georges-pretre-est-decede-92-ans-31397

Le Monde : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/01/04/le-chef-d-orchestre-francais-georges-pretre-qui-a-dirige-la-plupart-des-grands-orchestres-internationaux-est-mort_5057794_3382.html

Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/musique/2017/01/04/03006-20170104ARTFIG00341-mort-de-georges-pretre-la-symphonie-s-acheve.php

Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/musique/2017/01/05/03006-20170105ARTFIG00150-hommages-a-georges-pretre-le-plus-lumineux-des-chefs-d-orchestre.php

Culturebox : http://culturebox.francetvinfo.fr/opera-classique/musique-classique/le-grand-chef-d-orchestre-francais-georges-pretre-est-mort-250935

Alors je garde cette image dans ma mémoire et je l'imagine faisant des bonds de nuage en nuage et secouant de sa baguette énergique musiciens et chanteurs qu'il a retrouvés - Maria Callas en tête - au royaume de la musique !

Je vous souhaite tout de même à toutes et tous une année de bonheur, une bonne santé, beaucoup de plaisir(s), énormément de musique, de doux moments de partage, d'amour et d'amitié, de beaux voyages et un maximum de sérénité dans ces temps troublés et incertains.

A très bientôt pour quelques émotions sur "Lohengrin" avec (je l'espère !) le bô Jonas !!

dimanche 18 décembre 2016

Joyeux Noël

Et pour la musique, ouvrez le son...



Bonnes fêtes de fin d'année !

vendredi 16 décembre 2016

Les divas ont besoin d'amour...

C'est le titre du roman que j'ai écrit et que l'on peut, d'ores et déjà, acheter en ligne sur le site éditeur Edilivre.

Une belle histoire, un peu triste parfois, qui j'espère vous embarquera aux côtés de personnages auxquels vous vous attacherez.

Un extrait est visible sur le site et je souhaite qu'il vous donne envie d'en connaître davantage...

Achetez-le, lisez-le, offrez-le... !

Merci d'avance.