samedi 21 février 2026

Vers les étoiles

José Van Dam


 Le grand baryton-basse belge José Van Dam a rejoint le paradis des chanteurs d'opéra. La nouvelle m'a beaucoup attristée. C'est, avec sa disparition — et celle, il y a quelques semaines, du baryton français Robert Massard qui vit les beaux jours de mes découvertes lyriques et du beau chant français — un pan entier de mes plus belles années lyriques qui s'estompe. 
Robert Massard







J'ai eu la grande chance et le bonheur de voir chanter José Van Dam à maintes reprises ; toujours élégant dans tous les styles, toujours respectueux du texte et de la musicalité, toujours soucieux de la ligne de chant... autant de qualités qui font le propre des grands chanteurs. 

La liste des rôles qu'il incarna est longue. Je me souviens, pêle-mêle

  • d'un Golaud (Pelléas et Mélisande Debussy)
  • d'un Don Quichotte (Massenet)
  • d'un Don Giovanni (Mozart)
  • d'un Méfisto (Faust de Gounod, mais il chanta aussi celui de la Damnation de Berlioz)
  • d'un Hollandais (Le Vaisseau fantôme de Wagner)
  • d'un Amfortas (Parsifal de Wagner)
  • d'un Philippe II (Don Carlos de Verdi)




et tous ceux que je n'ai pas vus comme Figaro des Noces (Mozart), Escamillo (Carmen Bizet), Hans Sachs (Les Maîtres chanteurs Wagner), Falstaff (Verdi), Simon Boccanegra (Verdi), Boris Godounov (Moussorgski), les quatre rôles des Contes d'Hoffmann, Jokanaan du Salomé de R. Strauss...

Tous si magnifiques, si majestueux, si pathétiques. Mais tous si admirablement interprétés, par ce timbre de voix si caractéristique au phrasé impeccable, à la ligne inébranlable et à la musicalité parfaite.




Je n'ai assisté, en revanche, à aucune représentation du "Saint-François d'Assise" d'Olivier Messiaen, qu'il créa en 1983. C'était trop moderne pour mes oreilles de l'époque ! Mais j'ai vu le film "Le Maître de musique" de Gérard Corbiau (1988) qui fut nommé aux Oscars de 1989.

Thomas Hampson





La dernière fois que j'entendis José Van Dam, c'était au Théâtre du Châtelet lors d'un récital de mélodies françaises dans l'interprétation desquelles il mit toutes ses belles qualités vocales au service de cet art si exigeant. Ce soir-là, non loin de moi, le baryton américain Thomas Hampson salua la performance en applaudissant debout. Tout comme moi !









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